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  • « Lucid » ou entre le rêve et la réalité Découvrir l’univers imaginaire de l’autre, c’est en fait ouvrir notre propre et c’est à quoi nous invite la pièce de Kate Yaworski. La pièce commence par la gare d’où toutes les directions sont possibles, pour passer au train – le quotidien robotique suivant toujours le même rythme. Le train en mouvement encadre les voyageurs endormis se cognant à ceux qui sont éveillés. L’envie de trouver du repos sur ces visages fatigués des éveillés, donne une forte image de l’épuisement qu’on n’arrive pas à remédier. Il y a du comique dans ce tableau, du vrai, du triste. Mais, nous voilà maintenant dans un autre espace. Espace d’une chambre où la seule fenêtre est la télé qui domine et ne cède pas sa place aux caresses, au désir de l’autre et à l’amour de la femme. Le magnétisme de l’image à la télévision absorbe complètement l’homme et nous laisse le goût d’une forte aliénation. Ce minimalisme spirituel se transforme en rêves. La brume et la clarté se succèdent comme un jeu du conscient et de l’inconscient. D’un tableau plat, nous entrons dans un monde magique où le bien et le mal luttent. Le mal est dominant et contagieux. Il nous prend l’âme, mais heureusement, l’amour est plus fort. Sa force rend à la vie et à l’espoir. L’attention des spectateurs reste constamment éveillée par le rythme de la pièce qui change sans cesse, par le comique, par les expressions et les exploits gymnastiques des acteurs provoquant l’admiration. C’est un plaisir de voir ce spectacle qui nous réjouit. Il faut féliciter Kate Yaworski et son équipe pour avoir fait ce conte sur la réalité et la magie de notre vie et pour nous avoir poussé à réfléchir encore une fois si on rêve en vivant ou on vit en rêvant. La pièce nous conduit irrésistiblement vers « LA VIDA ES UN SUEGNO » de Calderon.
  • ~ Danica Trifunovic
  • about: LUCID
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